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EMPLOI / ATTRACTIVITE

Comment créer des emplois sur Châlons ? Que proposez-vous ?

La création d'emplois repose avant tout sur l'activité économique internationale et nationale. C'est au gouvernement français qu'il revient de créer les conditions de la croissance et du développement économique. Le Président de la République s'était engagé sur ce point et il a malheureusement échoué.

Il n'en demeure pas moins que nous devons à Châlons tout faire pour créer de l'activité économique. Nous proposons de travailler dans deux directions principales.

1. Nous devons tout d'abord mieux nous organiser et faire travailler tout le monde ensemble. Aujourd'hui il y a plusieurs structures qui travaillent pour le développement économique à Châlons : la CCI, la CRCI, la Semcha, la ville et la communauté d'agglomération. Il faut mieux faire travailler ensemble ces structures au service du développement économique. C'est pourquoi nous proposons de réunir toutes ces structures sur un seul et même lieu afin qu'elles coordonnent mieux leurs actions.

2. En second lieu nous proposons de poursuivre notre développement sur deux axes. Notre ville est au milieu du plus formidable bassin agricole d'Europe. Nous devons en tirer un meilleur parti pour développer autour de l'agriculture les métiers de service agricole qui se développent mais aussi les industries agroalimentaires. Enfin notre ville a su se spécialiser dans l'industrie de la logistique. Nous sommes une terre de passage, de flux, nous disposons d'un réseau autoroutier Nord/Sud et Est/Ouest très pertinent. La ville et l'agglomération ont su se développer autour de la logistique et nous devons continuer à miser sur ce secteur. Récemment la SCAPEST a décidé d'implanter son nouvel équipement logistique sur Châlons. C'est un équipement ultra moderne qui nécessite 120 millions d'euros d'investissement et permettra la création de 150 emplois.

 

Mais au delà de la création d'emplois, nous devons agir pour maintenir l'emploi et notamment l'emploi public à Châlons qui représente près d'un actif sur deux.

Justement on entend souvent parler du départ de la préfecture vers Reims et notamment si il y a des évolutions dans la composition des régions. Qu’en pensez-vous?

Cela fait plus de 300 ans que Châlons est la capitale administrative de la région et Reims sa capitale économique. Et depuis 300 ans on parle du transfert de la préfecture (autrefois l'intendance) vers Reims. Je ne crois pas un instant à ce scénario qui relève plus du fantasme que d'une réalité. La Préfecture de région c'est bien entendu les services de l'Etat mais aussi la présence du Conseil Général et du Conseil régional. Cela doit représenter 5000 emplois ! Vous imaginez un seul instant l'Etat décider de déménager 5000 salariés, même en plusieurs fois ? C'est impossible d'imposer cela à des familles. De même cela signifierait que l'Etat décide de tuer Châlons. Enfin il faut ajouter qu'il faudrait construire 60 000 m² de bureau pour accueillir ces fonctionnaires (12m² par fonctionnaire).

Au delà de ce fantasme, nous devons veiller à maintenir l'emploi public et militaire sur Châlons. C'est vital pour notre commune. La réduction du nombre de fonctionnaires, nécessaire, est donc un enjeu important mais qui peut aussi s'avérer utile pour Châlons car souvent les restructurations administratives entrainent une régionalisation des services.

Vous proposez de rapprocher Reims/Chalons et Epernay. Pourquoi ?

Les régions du grand quart Nord-est français sont en déclin (Picardie, Lorraine, Nord-Pas-de-Calais, Franche Comté, Champagne-Ardenne) depuis le début des années 70. Ce déclin  démographique et économique est étroitement lié à la désindustrialisation de notre pays qui touche très durement le bassin industriel historique français. Dès lors et depuis presque 40 ans, il y a des départs massifs de population vers l'arc atlantique et le bassin méditerranéen. La Champagne-Ardenne est plus durement touchée encore puisque notre région est la seule à perdre des habitants. Cela s'explique probablement par notre faible identité culturelle mais aussi par l'absence de métropole d'envergure. A notre niveau nous ne pouvons pas décréter la réindustrialisation de la Champagne-Ardenne ni amener la mer ou la montagne à Châlons. Mais nous pouvons tenter de créer une petite métropole entre nos trois villes pour mieux travailler ensemble, arrêter nos compétitions stériles et passer un accord global de développement.

Et le quartier de la gare ? Les travaux commencent quand ?

L'équipe de Bruno Bourg-Broc a profondément fait évoluer la rive gauche de Châlons : rénovation de la Bidée et du quartier Orléans, création du Parc de la Bidée, travaux avenue de Paris et avenue Jeanne d'Arc et en ce moment la rue du lieutenant loyer. La rive gauche n'est plus le quartier délaissé qu'il semblait être. Il nous reste à finaliser et mettre en œuvre la rénovation du quartier de la gare. La Ville a acheté un terrain dit « Roughol » en 2013 pour y implanter le nouveau parking de la gare. Les travaux de ce parking doivent être conduits en 2014. Une fois ces travaux achevés, nous pourrons y transférer le parking actuel et commencer les travaux sur la future place de la gare. Cette place, qui sera située devant la gare, regroupera tous les modes de transport (Bus, taxi, vélo,...) et accueillera un petit quartier d'affaires et quelques commerces (restauration, location de voiture,...).

Et pour les jeunes, vous proposez quoi ?

Il est essentiel pour Châlons de conserver sa jeunesse, d'éviter l'évasion des étudiants vers les grandes villes comme Lille, Nancy ou Lyon. Nous proposons d'agir dans deux directions : développer l'enseignement supérieur à Châlons et mieux animer la ville pour les jeunes.

La Ville et l'agglomération ont lancé un projet très ambitieux baptisé campus 3000 et qui vise a accueillir 3000 étudiants d'ici 2020. Aujourd'hui Châlons en compte 2100 et nous poursuivons notre développement. Le premier enjeu c'est de conforter nos relations avec l'Université de Reims Champagne Ardenne (URCA). Le site de Reims a perdu beaucoup d'étudiants ces dernières années (27 000 étudiants en 2000 pour 19 000 en 2010). Nous devons conforter Reims comme ville universitaire pour conserver les jeunes sur notre territoire. L'URCA a par ailleurs compris que développer le site secondaire de Châlons c'est se préserver de la fuite étudiante vers d'autres universités. C'est une chance pour nous et une capacité de développer la présence étudiante à Châlons. De son coté l'ENSAM confirme son implantation châlonnaise en ouvrant à la rentrée prochaine une classe préparatoire intégrée.

La communauté d'agglomération défend le projet de créer un Campus sur le site de la chaussée du port à coté de l'IUT pour mieux concentrer les effectifs étudiants et notamment l'ex-IUFM devenu ESPE (école supérieure du professorat et de l'éducation).

Et pour l'animation ?

On entend souvent les jeunes dirent « on s'embête » à Chalons. Nous voulons mieux animer la ville pour répondre à cette demande plus que légitime et nécessaire. C'est la raison pour laquelle nous présentons un vaste projet pour développer les jards, mieux utiliser l'eau et la verdure qui sont des forces de Châlons. Nous allons créer un parcours d'animation sportif et ludique des Jards jusque Coolus. Coté jard nous proposons l'implantation d'un skate-park dans une des fosses du grand jard, mais aussi de nouveaux jeux pour les plus petits et un terrain de sport. Nous voulons également développer l'été aux jards et implanter un bar restaurant du coté de l'anse du jard dans des containers maritimes. Nous avons par ailleurs une étude en cours sur le bras mort de la marne qui sépare le jard anglais et les bains municipaux. Ce bras mort, long de 350 mètres, pourrait accueillir une rivière en eau vive pour Kayak et raft. Enfin nous proposons de commencer le futur parcours de santé coté rive droite et de le prolonger rive gauche pour rejoindre Compertrix ou la communauté d'agglomération a déjà commencé des aménagements  (plage de Compertrix, rampe de mise à l'eau pour bateau).

Au delà de ce projet, nous voulons pousser des investisseurs à investir dans la création de lieux pour les jeunes et notamment d'un ou deux bars en centre ville destinés à cette clientèle et qui pourrait ouvrir leurs portes un peu plus tardivement qu'aujourd'hui.

Benoist Apparu - candidats aux elections municipales de chalons